Respect
and an open mind.
01.11.09 - Voilà, Marc, maintenant
tout le monde est au courrant, y inclus
les Membres du PE. Nous
attendons vos prochains articles.
Très
cordialement,
Anna
Maria Campogrande
*******************
De
: SYNDICAT-AD-B@ec.europa.eu
Envoyé : vendredi 30 octobre 2009
15:52
À : Frank.Brady@ec.europa.eu
Cc : Jose-Manuel.BARROSO@ec.europa.eu;
Siim.KALLAS@ec.europa.eu; Leonard.ORBAN@ec.europa.eu;
Maros.SEFCOVIC@ec.europa.eu; Catherine.Day@ec.europa.eu
Objet : FW: Respect and an open mind.
Monsieur
Brady,
À
la suite de votre réaction à
larticle de Marc Favre d Échallens,
veuillez trouver, ci après, un
commentaire très pertinent dun
des membres dAthena.
Il
est encourageant de constater quil
y a une réflexion sur la question
linguistique et sur les institutions européennes,
lesquelles, pour leur part, en dépit
du fait que les Traités les y obligent,
semblent avoir démissionné
et pratiquent limmobilisme face
aux réformes désastreuses
mises en place par Neil Kinnock, notamment
pour le démantèlement du
plurilinguisme, et sen tiennent
aux directives du British Council.
Anna
Maria Campogrande
********************
De
: Jean Fabre
Envoyé : jeudi 29 octobre 2009
13:47
À : 'Athena'
Objet : RE: Ces enfants et ces jeunes
gavés de «globish»
/ à la suite d'une diffusion aux
fonctionnaires intéressés
à la question linguistique, voilà
la réponse de quelqu'un qui est
compétent en la matière
!
Puisque
ce fonctionnaire ne semble savoir sexprimer
quen une langue, il me semble quil
conviendrait de lui répondre dans
cette langue afin de lui donner une chance
de comprendre à quel point il manque
à ses devoirs de fonction et à
lesprit qui doit prévaloir
au sein de la fonction publique européenne.
Voilà en bref quelques considérations
quil faudrait porter à son
attention :
It
is to say the least surprising to see
that the head of a unit at the European
Commission dismisses as unfounded
and myopic the reflections
on languages shared by a variety of sources
which have at heart the preservation of
cultural diversity and the desire to enhance
the contribution Europe can make to an
ever more interdependent world. Failing
to understand what is at stake sends to
European citizens a strong and appalling
message on the very civil servants who
are on the forefront of the construction
of the new space of citizenship that unites
the people of 27 countries and should
set a model for democracy in the 21st
Century. It is time that the Commission
and the Council of Ministers reminded
all our servants of their elementary duties
and invited them to listen with respect
and an open mind to what citizens have
to say about decisions and practices which
affect their own lives.
Jean
Fabre
*********************
De : Athena [mailto:athena@swift.lu]
Envoyé : jeudi, 29. octobre 2009
11:29
À : Linguarum Democratia
Objet : TR: Ces enfants et ces jeunes
gavés de «globish»
/ à la suite d'une diffusion aux
fonctionnaires intéressés
à la question linguistique, voilà
la réponse de quelqu'un qui est
compétent en la matière
!
-----Original
Message-----
From: BRADY Frank (OIB)
Sent: mercredi 28 octobre 2009 09:01
To: REP PERS OSP A&D BRUXELLES
Subject: RE: Ces enfants et ces jeunes
gavés de «globish»
THIS
IS RIDICULOUS CAN YOU PLEASE STOP HARCELING
ME WITH THESE UNFOUNDED MYOPIC TRACTS
IT REALLY IS BECOMING TIRING.
Frank
BRADY
Head
of Unit OIB OS 1
European
Commission
Office
for Infrastructures & Logistics -
Brussels
Address
: Avenue J Bourget 1, B-1140 Bruxelles
*************
From: REP PERS OSP A&D BRUXELLES
Sent: Tuesday, October 27, 2009 5:55 PM
Subject: FW: Ces enfants et ces jeunes
gavés de «globish»
Excellent article à lire et à
diffuser !
Ces
enfants et ces jeunes gavés de
«globish»
Marc Favre dÉchallens
- Tribune | Lundi 26 Octobre 2009
à 07:01 | Lu 5157 fois
Pour Marc Marc Favre dÉchallens,
la déferlante de l'anglais d'aéroport,
le globish, dans la publicité et
la communication signe un échec
culturel dû à une démission
des élites. Oublier sa langue,
n'est-ce pas s'oublier soi-même?
Si le poisson pourrit par la tête,
une nation, quant à elle, se perd
en abandonnant sa langue. Mais cette liquidation
linguistique, en France et aussi en Europe,
nest pas spontanée. Elle
est voulue, programmée et souhaitée
par une classe dirigeante qui ne se
considère plus comme porteuse des
espérances du peuple mais comme
les bénéficiaires dune
idéologie mercantile. La cible
première est la jeunesse, on vend
langlais comme une friandise sucrée,
sans modération, sans avertissement.
«
Happy School » « Stars of
School », « University »,
et autres « Right Way »,
voilà ce que lon a proposé,
à de rares exceptions près,
à nos enfants. Nous avons assisté
à loccasion de la rentrée
scolaire 2009 au déferlement du
charabia anglo-américain sur les
affiches publicitaires, sur les produits
destinés à nos enfants,
du blouson au cartable, en passant par
les cahiers et les classeurs.
Affubler les élèves et les
collégiens de slogans en anglais
semblent devenir la préoccupation
principale de certaines chaînes
de magasins qui se vautrent dans le «
tout en anglais ». Les enseignes
commerciales «Carrefour market »
ou « Simply market » en sont
la triste illustration.
Sous couvert de mode et damusement,
les enfants et les adolescents, proies
sans défense, sont infiniment sensibles
au matraquage continuel du tout en anglais
des prédateurs commerciaux encouragés
par les naufrageurs de lindépendance
française qui se pensent comme
un petit rouage européen de la
mondialisation anglophone.
Les grandes surfaces, éponges
de lair du temps, ne sont pas
seules en cause. Le monde médiatique
est aussi à la pointe de la déferlante
anglolâtre destinée aux adolescents
avec les « Miss VIP on Board
» de M6 dans les trains TGV, les
« Free Concerts » dARTE
et les « Party at Home »
de MCM, la chaîne musicale de Lagardère.
Cette intoxication linguistique
est complémentaire à la
volonté des pouvoirs publics de
faire de langlais la seconde langue
obligatoire en France. Le « plan
durgence » que Nicolas
Sarkozy a présenté le13
octobre 2009 pour lapprentissage
des langues étrangères au
lycée en est sa mise en place pratique.
Le but avoué par le Président
est que « tous nos lycéens
doivent devenir bilingues et pour certains,
trilingues » et denseigner
des matières dites « fondamentales
» (sciences, histoire, éducation
physique et sportive) dans une langue
étrangère.
Le pluriel employé dans lexpression
« apprentissage des langues étrangères
» nest quune rhétorique
creuse, il ne sagit pas de développer
lenseignement DES langues mais dune
langue : langlais et un anglais
daéroport pour reprendre
la formulation de la commission Thélot
de 2004. En outre lutilisation des
termes « bilingue »
ou « trilingue » relève
dun abus de langage trompeur ou
de la méconnaissance de la réalité
du bilinguisme et de lenseignement
des langues. À moins que lacception
de « bilingue » soit
celle en usage jusquau XVIIIe siècle
et indiquée dans lédition
1998 du dictionnaire historique de la
langue française dirigée
par Alain Rey (Le Robert) : «en
deux langues», «fourbe,
à la langue fourchue»
et encore «ceux qui parlent autrement
en particulier quen public»
!
On ne conçoit bien, on ne travaille
bien, on nachète bien, on
ne réfléchit bien quavec
les mots de sa langue maternelle ; lemploi
forcé dune langue est
toujours cause de déclassement,
dasservissement moral, dinsécurité
linguistique et de stress. Faire des
Français des zombies décérébrés
pour sociétés transnationales,
gavés danglais, préparés
à tous les renoncements par la
pâtée médiatique quotidienne,
sera le fruit âcre de la substitution
de langue. Mais une main-duvre
docile qui dira « Yes Sir
» aux maîtres du moment est
le prix que nos élites sont disposées
à faire payer au peuple pour quil
parle la langue de la mondialisation,
des « subprimes » et
de la crise économique.
Lanéantissement des langues
passe aussi par la destruction des symboles
populaires comme le fait actuellement
Citroën qui bascule sa communication
commerciale en France à langlais
de pacotille avec comme produit phare
la marque DS qui signifie aujourdhui
« Distinctive Series »
! « Business center »,
« national key account manager
» sont désormais en usage
chez PSA PEUGEOT CITROEN sans oublier
le « car policy » qui
ne fait pas référence au
fameux car de police de Citroën type
H !
Labus danglais nuit à
la santé mentale dune nation
qui perd ainsi ses repères,
ses valeurs, sa résistance et sa
cohésion sociale.
Non, il nest pas temps de changer
de langue comme nous enjoignent des publicités
dans les transports en commun dÎle-de-France.
On voit ce que le « Time to
Move » de France Télécom
donne comme résultat ! Veut-t-on
en faire le mode de fonctionnement de
la société française
?
Quil est doux de ne plus penser
le monde, de ne plus porter le destin
collectif de son peuple et de renoncer
à être un acteur pensent
nos élites mondialisées,
ces « profiteurs dabandon
et ces débrouillards de la décadence
» comme les appelait le Général
de Gaulle. Terminus tout le monde descend
! On veut bien être un «
people » mais pas du peuple
qui ne parle pas la novlangue ! Se débarrasser
de sa langue, cest trahir son destin
collectif et renoncer à une représentation
particulière du monde.
Il est temps aux Français de sunir
pour sopposer à ce nouveau
totalitarisme qui commence comme une
comptine
en anglais et se termine
en un « Apocalypse Now »
des langues. Liquider
sa langue, cest brader son avenir!
http://www.marianne2.fr/Ces-enfants-et-ces-jeunes-gaves-de-globish_a182565.html