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ALLARME LINGUA
ITALIANA
Comunicati di Anna
Maria Campogrande
Presidente
di Athena, Associazione per la Difesa e
la Promozione delle Lingue ufficiali degli
Stati Membri della Comunità Europea
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VOEUX 2010 / Réunion
09.01.2010 - Tout cela est bien intéressant mais n’a strictement rien à voir avec le fédéralisme et l’intégration européenne.
S’il y a une chose que je ne peux pas comprendre c’est lorsque les fonctionnaires européens, qui ont passé le plus clair de leur vie à servir l’Europe, se mettent à parler comme l’homme de la rue avec de pensées telles que « la chose la plus importante me semble toujours que le plus grand nombre des citoyens du monde puisse se comprendre ». À mon avis, il faut, d’abord, qu’ils aient quelques choses à se dire, à part les lieux communs du Net.
Considérer la langue comme un simple et banal instrument de communication c’est comme dire que l’or est précieux parce qu’il brille. La langue préside, avant tout, à la structuration de la pensée, elle confère une échelle d’évaluation des valeurs, une aptitude à l’application du droit, une vision du monde. Ecrire un texte original, devant être traduit dans d’autres langues, dans une langue ou une autre, ne constitue pas du tout un fait anodin, il constitue un choix fondamental parce que la langue originale va façonner le sujet, suivant un dessin caché sous le métier. Les anglophones ont bien compris cela et ils jouent à fond sur cet atout, ce n’est pas pour rien que de principes fondamentaux de la Communauté ont disparus, peu à peu, de la conception de l’Europe d’aujourd’hui, tel que la préférence communautaire pour faire un seul exemple parmi beaucoup d’autres. Lorsqu’on accepte d’examiner un Règlement, une Directive, une stratégie de politique communautaire et, parfois, même de se prononcer sur un texte écrit dans une seule langue originale on a déjà démissionné à contribuer efficacement à la construction européenne.
Il est vrai que, dans le contexte actuel, ce n’est pas simple de réfléchir de manière autonome, de se faire une idée précise des enjeux. On est bombardé de tous les cotés par la pensé unique, in english of course, les fonctionnaires européens et même les nationaux reçoivent sans interruption, par l’Internet, des documents tous prêts dans tous les domaines sensibles de l’œuvre qui occupe les institutions européennes, ils n’ont qu’à faire « cut and paste » plus personne n’a la nécessité de réfléchir et de s’informer de sa propre initiative.
À mon avis, il faut comprendre, une fois pour toutes, sous peine de faire foirer définitivement la baraque Europe, que le problème auquel nous sommes confrontés n’est pas celui de faire traduire tous les documents officiels et non-officiels au bénéfice des citoyens européens et autres usagers. Le véritable problème est, d’une part, celui des textes originaux, celui de la langue qu’on utilise pour penser et concevoir les texte normatifs et les stratégies, de l’autre, celui de la langue dans laquelle on soumet les documents aux décideurs pour se faire une idée et se prononcer. Lorsqu’on arrive à une traduction, pour tout le monde, « a posteriori » les jeux sont faits, on est en plein dans un système de colonisation.
Le sujet mérite des plus amples explications mais je m’arrête là pour le moment.
Anna Maria Campogrande
PS : Je recommande la lecture du livre du Dr. Alfred Tomatis « L’oreille et la vie » ainsi que celui de Paul-Marie Couteaux « Être et parler français », des œuvres fondamentales pour comprendre le rôle de la langue dans la structuration de l’individu et de sa pensée.
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De : Claudio d'Aloya
Envoyé : jeudi 7 janvier 2010 19:51
A Edinburgh -Edinburgo?, Edinbourg?- (dove mi trovo in famiglia a fare il "nonno" per la "Befana" che da queste parti nessuno conosce!), la neige a la meme couleur qu'a Charleroi, Bologna ou Berlin...
Bien sur, il est peu probable que l'Europe federale puisse se faire avec le Royaume-Uni, dont l'opinion publique continue a se laisser manipuler par des politiciens habiles et et cyniques capables d'entretenir plus qu'ailleurs la nostagie d'impossibles reves imperiales: ils sont quand-meme effectivement parvenus -en sautant il ya déja longtemps sur le train en marche- a enrayer le processus d'integration européenne en le soubordonnant a leur interets presumés, mais la chose la plus importante me semble toujours que le plus grand nombre des citoyens du monde puisse se comprendre, sans nécessairement continuer a récourir au language des armes qui a faconné l'histoire dépuis l'aube des temps!
L'Europe est une notion geographique et sociologique a geometrie variable et le projet de son integration apres des siecles de guerres civiles reste une reve qui merite d'etre poursuivi: tant pis pour ceux qui insistent pour se priver notamment du plaisir et du bonheur de connaitre aussi les langues et les cultures de leur voisins, car -sur ce plan la- l'anglais tout seul ne porte nécessairement meme pas a une bonne connaissance des cultures anglo-saxonnes...
L'integration européenne et le federalisme sont sans doute actuellement tres mal en point suite aux manipulations successives du cadre institutionnel, et cela au moment ou la globalisation, la demographie, les nouveaux integralismes fanatyques et les menaces terroristes ont radicalement changé la donne de la disponibilité des ressources et des equilibres entre les pouvoirs economiques et les savoirs, mais tout cela n'est certainement pas la faute de la "langue de scekspire" déshormais éstropiée par quelques milliard d'habitants de notre planete!
Auguri comunque!
Claudio
PS: ti prego di scusare gli errori di ortografia che accompagnano la mia prosa nella mia terza lingua straniera (la seconda sarebbe il "Tedesco"...) e soprattutto gli accenti che il mio "laptop" conosce solo in misura molto limitata...
Claudio d'Aloya
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From: anna-maria.campogrande@skynet.be
Date: Thu, 7 Jan 2010 01:23:50 +0100
L’invitation, en anglais, parle clair.
C’est bien comme je l’ai toujours redouté, on est passés du plurilinguisme au, soi-disant, trilinguisme, allemand, français, anglais, pour finir là où, depuis le départ on voulait nous amener : à la langue unique, l’anglais.
Plus qu’au service du citoyen, le Groupe me semble vouloir se mettre au service du cancer qui ronge la planète depuis les hauteurs de Wall Street.
Je ne m’associerai pas à cette dérive qui a, d’ores et déjà, et aura, de plus en plus, comme résultat, le plus probable, la disparition de l’Europe que nous avons voulu. Je me demande comment on a pût convaincre Jacques Santer et Paolo Ponzano à jouer ce jeu là. L’Europe à l’anglais, ne sera jamais fédérale.
Pour cela, je ne participerai pas à la réunion.
Anna Maria Campogrande
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De : Mario Greco
Envoyé : lundi 4 janvier 2010 13:28
Importance : Haute
Cari Amici , avec mes meilleurs vœux pour 2010 et suivants j’ai le plaisir de vous rappeler la prochaine activité du Groupe Europe a laquelle vous êtes cordialement invités . Bonne Santé et bon vent fédéraliste Mario Greco
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